Catégories vérbales
Plan
1. La caractéristique générale des categories vérbales en français
2. La catégorie de mode et la modalité.
3.Les particularités des modes du verbe français.
Le problème de l’impératif
Subjonctif
Conditionnel
74.49K
Category: lingvisticslingvistics

Catégories vérbales

1. Catégories vérbales

2. Plan

1.
La caractéristique générale des categories verbales.
2.
La catégorie de mode et la modalité.
3.
Les particularités des modes du verbe français.
4.
La catégorie de temps de l’indicatif.
5.
La catégorie de voix.

3. 1. La caractéristique générale des categories vérbales en français

Les categories de verbe en français découlent de la valeur essentielle du
verbe comme partie du discours qui nomme le processus se déroulant dans le
temps.
5 categories grammaticales de verbe:
Le mode
Le temps
La voix
Le nombre
La personne.
La function syntaxique essentielle est la function de prédicat.

4.

Les points de vue concernant les categories du verbe:
1) dans le système de verbe il y a une supercatégorie qui recouvre
le temps, le mode et la voix (G. Guillaume);
le temps et l’aspect représentent une seule catégorie, le mode –
c’est une catégorie à part (F. Brunot, L.Tesnière, J. Damourette et
E. Pichon, В.Г. Гак);
le mode, le temps et la voix sont des categories différentes (J.
Dubois, R. Wagner, Н.М. Васильева, Л.П. Пицкова).

5. 2. La catégorie de mode et la modalité.

Le mode est une catégorie modificatoire qui exprime la modalité comme
l’attitude du contenu de l’énoncé à l’égard de la réalité décrite dans cet
énoncé.
L’opposition essentielle de la modalité consiste à opposer l’action réelle dans
les formes de l’indicatif et l’action dont la réalité n’est pas affirmée dans
l’indicatif.
La grammaire traditionnelle française distingue 4 modes:
Indicatif
Subjonctif
Conditionnel
Impératif.

6.

Le mode est une catégorie grammaticale de verbe, la modalité est une
catégorie linguistique plus large qui s’exprime non seulement dans le mode
de verbe mais aussi dans d’autres moyens linguistiques (mots modaux, verbes
modaux etc.). On distingue 3 aspects de modalité:
1) l’attitude du contenu de l’énoncé envers la réalité du point de vue du locuteur
(le mode verbal).
Il est venu. Он пришёл.
Il viendrait.
Он пришёл бы.
2) L’attitude du locuteur à l’égard le contenu de l’énoncé: le regret, la
satisfaction, l’assurance, la supposition etc. Les mots d’introduction est le
moyen essentiel d’exprimer cette valeur.
Il est venu, peut-être (probablement).
Il pense qu’il est venu.
3) l’attitude de l’agent de l’action envers l’action elle-même.
Il doit (peut, veut) venir.

7. 3.Les particularités des modes du verbe français.

L’indicatif
Du côté de la valeur l’indicatif se définit d’habitude comme le mode qui
exprime la concordance du contenu de l’énoncé et la réalité: c’est-à-dire
l’action est représentée dans les formes de l’indicatif comme celle qui se
passe en réalité. Cependant ce n’est pas toujours le cas.
Le futur de l’indicatif peut avoir une valeur hypotétique et peut s’employer
pour exprimer une modalité impérative:
Vous sortirez et irez à droite (Sortez et allez à droite.)
L’imparfait n’a pas toujours la valeur d’une action réelle.
Le futur antérieur s’emploie souvent pour exprimer une supposition dans le
future ou dans le passé:
Il ne vient pas, on l’aura retenu.
Le terme «indicatif» c’est une nomination conventionnelle du système des
formes personnelles du temps et de l’aspect qui permettent d’exprimer
l’attitude de l’action verbale envers la réalité au moment de son
accomplissement.

8. Le problème de l’impératif

On considère l’impératif ou bien comme un mode à part ou bien comme une
variante fonctionnelle (syntaxique) de l’indicatif. Quand on nie l’existence de
l’impératif comme mode à part on se base sur les arguments suivants:
l’impératif n’a pas de valeur particulière, il n’a pas de formes pour exprimer
ces valeurs.
Les formes de l’impératif sont empruntées à l’indicatif (les verbes du I, II
groupes et la plupart des verbes du III groupe) et au subjonctif (avoir, être).
La valeur de l’appel à l’action (Fais ce travail!) le rapproche de l’indicatif (Tu
feras ce travail) et du subjonctif (Je veux que tu fasses ce travail).

9.

Les particularités formelles de l’impératif et sa signification primaire
spécifique permettent d’affirmer qu’il constitue un mode autonome.
L’impératif possède ses propres formes puisque:
la II personne du singulier des verbes du I groupe n’a pas de “-s“ à la différence de
l’indicatif;
deux verbes possèdent à l’impératif des formes spécifiques qui diffèrent de
l’indicatif et du subjonctif (sachez, veuillez);
l’impératif diffère de l’indicatif par sa distribution, par l’absence du sujet: vous
parlez – parlez!, et par la place des pronoms à la forme affirmative: donnez-le-lui –
vous le lui donnez;
La fonction primaire de l’impératif est d’exprimer l’appel à l’action avec
différentes nuances: ordre, prière, invitation, conseil, souhait, etc. Les autres
modes expriment ses nuances dans leurs fonctions secondaires.
Dans ses fonctions secondaires il peut exprimer la condition ou la concession. Ces
valeurs se réalisent dans une proposition complexe: Fais un pas, et je t’assome (=
si tu fais). Continuez, vous ne me convaincrez pas (= même si vous continuez).
L’impératif s’adresse directement à l’interlocuteur. Cf. avec le subjonctif: Qu’il
entre, ou avec l’infinitif: Prendre ces comprimés pendant trois jours.

10. Subjonctif

Le subjonctif donne lieu à une grande variété de théories et d’opinions ce qui
s’explique
par l’autonomie insuffisante de ses formes: elles coïncident pour les
verbes du I groupe avec le présent de l’indicatif (parle, parles, parlent)
ou avec l’imparfait de l’indicatif (parlions, parliez). Certaines formes des
verbes du II et du III groupe coïncident également avec l’indicatif
(finissent, viennent).
Seuls 9 verbes les plus employés du III groupe – avoir, être, faire, savoir,
pouvoir, aller, vouloir, valoir, falloir - possèdent des formes tout à fait
spécifiques.
Dépendance de son emploi
Sa dépendance du verbe de la principale (le subjonctif s’emploie
rarement dans les phrases indépendantes) ainsi que la coïncidence de sa
sémantique avec celle de l’impératif.

11.

Les controverses essentielles concernant le subjonctif aboutissent à trois
questions:
Le subjonctif est-Il un mode ou il n’est qu’une variante positionnelle de l’indicatif?
(après certains verbes ou conjonctions)
Le subjonctif a –t-il sa propre valeur ou c’est un moyen d’exprimer la
subordination?
A-t-il une valeur modale?
Dans la conception de V.G. Gak le subjonctif représente un mode à part qui se
caractérise par certaines formes morphologiques spécifiques et par sa distribution
(la conjonction que). Ce mode a sa propre valeur qui est opposée à celle de
l’indicatif.
La valeur essentielle du subjonctif est celle de possibilité, opposée à la réalité, la
valeur essentielle de l’indicatif.

12.

La possibilité du choix entre le subjonctif et l’indicatif prouve que le
subjonctif n’est pas une variante positionnelle de l’indicatif ou un simple
signe de subordination, mais qu’il a sa valeur sémantique propre.
L’indicatif présente les faits comme réels. Le subjonctif marque la possibilité.
Elle dit qu’il vienne – Elle dit qu’il viendra
La valeur primaire du subjonctif – la possibilité – a plusieurs sous-valeurs
subjectives (la volonté, la connaissance, les sentiments):
Je veux que vous veniez – Je doute qu’il soit venu – Je regrette qu’il soit parti.

13.

La fonction primaire du subjonctif consiste à exprimer une action relativement
peu actualisée, et qui est mise en rapport avec la connaissance, la volonté ou les
sentiments du locuteur.
Les fonctions secondaires du subjonctif:
- l’expression de l’appréciation de l’action. Après le mot “le meilleur” le subjonctif
s’emploie beaucoup plus souvent (87 %) qu’après “ le premier” (17%). D’où tenez-vous
qu’il a fait cela (= откуда вы узнали). D’où tenez vous qu’il ait fait cela (с чего вы
взяли, что);
- l’expression de l’indétermination de l’action. Le subjonctif s’emploie plus souvent
dans les propositions avec les mots “on”, “quelqu’un”, “un”;
- l’expression de l’appel à l’action, du souhait, de la concession dans une proposition
indépendante: Qu’il s’en aille. Pourvu que ce froid ne dure pas. Puissent les autres agir
de même;
- l’expression de la condition dans une proposition indépendante ou après “si”:
S’il vous eût vu, il vous eût prévenu.
Les fonctions asémantiques.
Le subjonctif marque la subordination syntaxique, dans la subordonnée qui précède la
principale: Qu’il l’ait fait de bon coeur, c’est certain.

14.

Le système temporel du subjonctif est beaucoup moins dévéloppé que celui
de l’indicatif.
Les temps du subjonctif ont une valeur relative parce que ce mode est
employé le plus souvent dans la proposition subordonnée.
Le subjonctif a 4 formes:
Présent du subjonctif qui exprime la simultanéité par rapport au présent, au passé
et au futur: Il voulait que tu viennes obligatoirement.
Passé du subjonctif qui exprime l’action accomplie antérieure et en même temps
l’action simultanée par rapport au passé composé: Il a craint que les enfants ne se
soient perdus.
Imparfait du subjonctif
Plus-que-parfait du subjonctif.
ne s’emploient pas dans la langue parlée.

15. Conditionnel

Le conditionnel en français représente l’exemple de l’asymétrie entre la
forme et le contenu. Les formes du conditionnel remontent à l’indicatif: il se
forme comme le futur à la base de l’infinitif auquel on ajoute les
terminaisons de l’imparfait, cela veut dire que conditionnel est proche du
future et de l’imparfait du point de vue morphologique.
En ce qui concerne le contenu, le conditionnel a deux emplois:
L’emploi modal pour exprimer la supposition (On irait au cinema avec plaisir) et
pour exprimer l’action qui dépend de la condition (Si le temps était beau, on irait
au cinéma)
L’emploi temporel pour exprimer la postériorité par rapport au passé – futur dans
le passé (On a dit que nous serions libres ce jour-là).

16.

De ces deux emplois découlent les points de vue différents relatifs à la nature
du conditionnel:
a) il constitue un mode à part;
b) il se subdivise en deux formes homonymes: modale et temporelle (relevant
de l’indicatif);
c) il fonctionne toujours comme un future hypothétique faisant partie de
l’indicatif;
d) il forme avec le futur un mode
En dehors de sa valeur de futur dans le passé, le conditionnel garde toujours
une valeur d’ordre modal, qui consiste à exprimer une action non certaine,
éventuelle qui peut se produire sous certaines conditions:
Si je te demandais de partir avec moi, tu le ferais? Demain, il aurait été trop tard
(= si on faisait cela demain). spécifique (le “ suppositif “).

17.

A côté de cette valeur primaire le conditionnel peut avoir des fonctions
secondaires:
- supposition: Elle serait malade, pensa-t-il;
- concession: D’ailleurs, on le voudrait qu’on ne retrouverait pas le bracelet semblable.
Le conditionnel peut marquer également:
- une action moins catégorique que celle de l’indicatif: Tu voudrais t’en aller,
Frank?;
-
la politesse: Voudriez-vous fermer la fenêtre;
-
- une action dont on n’est pas sûr: La catastrophe aurait fait dix morts;
- une action imaginée: Vois-tu ma soeur, jouons avec le chat. Ce serait ma
petite fille. Je serais une dame.
-
La valeur temporelle peut être aussi interprétée comme la fonction
secondaire du conditionnel.
-

18.

Conditionnel a deux formes: présent et passé. Les deux se rapportent à tout
plan temporel et se distingue d’après la concordance temporelle:
La simultanéité: Je sais (saurai, savais) qu’il viendrait
La postériorité: Je sais (saurai, savais) qu’il serait venu.
English     Русский Rules