La composante axiologique
Définition
Evaluation par rapport à la norme
Normes et valeurs
Jugements évaluatifs
Argumentation – formes de valorisation et de dévalorisation
Lexique appréciatif
Appréciation positive
a) Le vocabulaire (ou lexique) valorisant
b. Le langage familier
c. Les préfixes et suffixes
Appréciation négative
a. Le vocabulaire dévalorisant ou péjoratif
b. Les suffixes et préfixes
Conclusion
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La composante axiologique. Le texte argumentatif

1. La composante axiologique

Le texte argumentatif

2. Définition

La composante axiologique
- fait référence à la subjectivité dans le discours
- renvoie à l’ensemble des opérations et des
marques par lesquelles l’énonciateur exprime
un jugement de valeur de type bon/mauvais
(souhaitable/regrettable...) ou une réaction
affective.

3. Evaluation par rapport à la norme

• VALEURS - « des idéaux, des préférences qui
prédisposent les individus à agir dans un sens
déterminé »
• - sont élaborées, partagées et transmises au
sein d’univers culturels ou de communautés
de pratiques
• - sont corrélées à des échelles de normes

4. Normes et valeurs

NORMES ET VALEURS – morales, esthétiques,
cognitives, sociales, économiques... – font
partie des représentations collectives,
potentiellement concurrentes et évolutives à
travers le temps.

5. Jugements évaluatifs

• valeurs et de normes = langage naturellement
porteur de jugements évaluatifs

6. Argumentation – formes de valorisation et de dévalorisation

• Le lexique appréciatif
• Les figures de l’éloquence
• L’ironie

7. Lexique appréciatif

• Le vocabulaire devient appréciatif dès lors qu’
il implique un jugement de valeur, un
sentiment, une subjectivité.
Mélioratif vs. Dépréciatif

8. Appréciation positive

• Vocabulaire mélioratif, laudatif, élogieux >
valorise, présente sous un jour favorable
– Mots positifs ou à connotation positive

9. a) Le vocabulaire (ou lexique) valorisant

a) Le
vocabulaire (ou lexique) valorisant
est constitué :
• de noms ;
– Exemples : une merveille, la beauté
• de verbes ;
– Exemples : briller, aimer, plaire, réussir
• d'adjectifs qualificatifs.
– Exemples : célèbre, grandiose, cordial, sympathique, magnifique, etc.
• Exemples :
– Le tabagisme était une véritable menace ! → emploi d'un
adjectif valorisant
– La cigarette électronique – une bonne solution pour arrêter de
fumer ! → emploi d'un adjectif + substantif valorisants
– La navigatrice a brillé lors de la dernière course. → emploi d'un
verbe valorisant

10. b. Le langage familier

b. Le langage familier
• Le niveau de langage familier a tendance à
multiplier les expressions valorisantes
(« Super ! », « C’est la classe ! », etc.).
Il peut même utiliser un terme à l'opposé de son
sens originel.
Par exemple, l'adverbe « trop » indique un
dépassement considéré comme excessif ; il est
devenu l’expression d’une qualité dans le langage
courant (« C’est trop beau ! »).

11. c. Les préfixes et suffixes

c. Les préfixes et suffixes
Certains préfixes et suffixes donnent
une valeur méliorative aux radicaux auxquels
ils s’ajoutent :
le suffixe –issime ;Exemples : richissime,
élégantissime, célébrissime
les préfixes archi–, extra–Exemples
: extraordinaire, archimillionnaire.

12. Appréciation négative

• Vocabulaire péjoratif, dévalorisant, dépréciatif
> insiste sur le caractère négatif, critique,
déconsidère, dévalorise
– Mots à connotation négative, niveau de langue
familier/argotique

13. a. Le vocabulaire dévalorisant ou péjoratif

a. Le vocabulaire dévalorisant ou
péjoratif
Le vocabulaire (ou lexique) dévalorisant est constitué :
• de noms. Exemples : dégoût, déchéance ;
• de verbes. Exemples : mépriser, exaspérer, déplaire ;
• d'adjectifs qualificatifs. Exemples : idiot, médiocre,
malsain, méprisable, infect, etc.
Exemples :
Le bateau n’est plus qu’une épave flottante. → emploi d'un
nom dévalorisant
Ce repas était d’un ennui mortel. → emploi d'un adjectif
dévalorisant
Je hais les films fantastiques. → emploi d'un verbe
dévalorisant

14. b. Les suffixes et préfixes

b. Les suffixes et préfixes
Certains suffixes permettent de construire des termes péjoratifs.
Les mots obtenus sont souvent d’un niveau de langue courant ou
familier et peuvent être :
des adjectifs en –ard (criard, faiblard), en –asse (tiédasse, fadasse),
en –âtre (bellâtre, verdâtre) ;
• des noms en –aille (ferraille, mangeaille), en –ard (chauffard,
flemmard), en –asse (vinasse, filasse), en –aud (lourdaud) ;
• des verbes en –asser (rêvasser, trainasser), en –oter (siffloter,
traficoter), en –ailler (rimailler, criailler).
Exemples :
Une mousse verdâtre entourait les bouteilles.
Il avait le teint grisâtre, une allure débraillée et trainassait devant le
magasin.

15. Conclusion

En s’exprimant favorablement avec
des termes mélioratifs ou défavorablement
avec des termes péjoratifs, l’énonciateur
s’engage, porte un jugement, une
appréciation subjective. De cette manière, il
peut faire comprendre son attitude. Il s'agit
d'un procédé de modalisation du discours.

16. Ressources:

• https://www.cairn.info/revue-languefrancaise-2014-4.htm
• https://www.espacefrancais.com/les-formesde-valorisation-et-de-devalorisation/
• http://www.clg-pytheas.ac-aixmarseille.fr/spip/sites/www.clgpytheas/spip/IMG/pdf/revisions_bb-2.pdf
• https://www.maxicours.com/se/cours/lestermes-evaluatifs-pejoratifs-et-melioratifs/
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